Les incendies en Grèce me font repenser à un épisode du
dessous des cartes sur la déforestation. La fin de l'Homme est annoncée, mais ne la précipitons pas...
Au delà du constat général de la déforestation, l'épisode grec est symbolique. Pour harmoniser les législations sur la libre concurence (en ce moment, c'est les paris sportifs), l'Europe est très forte. Pour prévenir et réagir à des catastrophes écologiques, on est toujours dans le flou.
De manière générale, ce n'est pas que les problèmes majeurs nous laissent froids, mais on est absolument incapables de consacrer la même énergie pour l'écologie que pour l'économie.
La solution est pourtant évidente : c'est la démocratie ! c'est le pouvoir que nous avons collectivement, l'adition de nos forces.
Je m'explique : l'agriculture biologique est en France incapable de subvenir à la demande. Les paysans produisent des petites récoltes qui sont entièrement vendues à des prix confortables. Nul besoin pour eux de faire mieux, ils s'en contentent. On est même obligés d'importer du bio d'autres pays qui ne répondent même pas à un cahier des charges aussi exigeant que le nôtre !
Pareil pour l'agriculture équitable : tout se vend très bien, merci beaucoup.
Mais ces petits volumes de production, ça rend évidemment les produits très chers pour le consomateur, une fois soustraites les marges des intermédiaires (et les revenus des paysans qui sont nettement supérieurs à ce qu'on imagine souvent).
La seule manière de rendre le bio (le commerce équitable, le développement durable...) à la portée de tout le monde et non pas réservés à quelques bobos ou néo-babs c'est de produire en grandes quantités. Et cela ne signifie en aucun cas de l'agriculture extensive qui baisserait les standards de production, le cahier des charges reste le même !
Si je dis ça, c'est parce qu'un chercheur de l'INRA interviewé dans le canard enchîné cet été le confirme, sinon je ne me le permettrai pas (désolé, j'ai jeté au recyclage le journal depuis, ou je m'en suis servi pour ramasser la merde des chats parce qu'on n'utilise plus de sopalin ni de lingettes).
Bref, le principe des rotations longues, qui est un des principes de l'agriculture biologique et qui permet de ne pas épuiser les sols reste une possibilité en grande échelle, il n'y a rien qui s'y oppose.
à condition de faire du bio responsable économiquement (c'est à dire accessible à toutes le bourses), nous pouvons changer la face du monde de la consomation. Je l'ai dit à propos de notre consomation de pétrole, je le redis à propos de notre consomation de salade : c'est nous, citoyens, électeurs et consomateurs qui avons le pouvoir. Montrons leur ce qu'on veut, et ils le feront.
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9forestation